Concertations sur le nouveau Code du travail

Actualité | il y a 3 ans

Le nouveau code du travail ne sommeille pas dans les tiroirs du ministère du Travail. La première mouture du texte a été transmise aux différents partenaires, certains nous ont répondu et donné leurs observations. Nous avons corrigé (ce texte) et nous l’avons retourné à nos partenaires et nous sommes dans l’attente d’une réponse.
C’est ce qu’a indiqué hier le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, se disant convaincu que la coordination et le dialogue avec les différents partenaires sociaux et économiques sont susceptibles d’aboutir à un résultat.
Le ministre, qui s’exprimait en marge de la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants (12 juin), a déclaré que ses services vont contacter à nouveau les partenaires et, chose nouvelle, nous allons leur fixer un délai pour donner leurs observations ; passé ce délai, ceux qui n’ont pas répondu sont considérés comme consentants.
D’autre part, le ministre a estimé nécessaire de revoir le système de la Sécurité sociale algérien basé, rappelons-le, sur les seules cotisations des salariés. Alors que dans certains pays comme la France le système de la Sécu bénéficie du soutien du Trésor public, souligne Zemali, pour qu’il est primordial de chercher des solutions durables pour garantir la pérennité de ce système unique au monde.
Le ministre ne dit pas davantage sur la forme que prendra cette révision. Par ailleurs, s’exprimant sur le sujet du travail des enfants, Mourad Zemali a soutenu que les enquêtes effectuées par les services habilités, notamment l’Inspection générale du travail (IGT), tendent toutes à démontrer que le travail des enfants existe à des taux très faibles, soit 0,5% des enfants au travail par rapport aux effectifs des travailleurs présents sur les différents lieux de travail contrôlés, et la tendance mettant en évidence le travail des enfants en milieu professionnel est toujours en baisse.
Le taux de prévalence dans le secteur informel n’est pas connu du fait de la difficulté de le contrôler, avance encore Zemali qui insiste, toutefois, que cette sphère informelle ne sera pas négligée et qu’un travail sera effectué dans le sens de plus de contrôle. Et même si la prévalence du phénomène est marginale en Algérie, le ministre du Travail appelle à ne pas baisser la garde et à poursuivre les efforts en vue d’endiguer totalement ce phénomène.
Sur le plan des actions favorisant la lutte contre le travail des enfants, le ministre a rappelé que la LFC 2015 a durci considérablement les sanctions à l’encontre des employeurs faisant travailler des enfants. Des sanctions qui peuvent varier entre 10 000 et 20 000 DA alors qu’elles étaient de 1 000 à 2 000 DA dans la loi du travail de 1990.
Le ministre du Travail préside aussi une commission intersectorielle de lutte contre le travail des enfants, regroupant 12 secteurs. Des actions d’information et de sensibilisation sont initiées en faveur des enfants et de leurs parents.

La source: http://www.lesoirdalgerie.com

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